Ce skyblog n’est pas un rhododendron

Publié dans Banalités le 12 janvier 2007 | Permalien

saturnin le calecon dim qui a le sourire

Ce skyblog n’est pas un pamplemousse non plus.
Ce skyblog est d’utilité publique.
Par cette oxymore je voudrais vous introduire deux personnages, deux illustres monsieurs que je suis. Et puis y a Gui, qui est moit aussi. Et moi aussi. En fait nous sommes deux. Et non pas deux comme dit plus haut. Si tant est que deux signifie quelque chose, si la dualité est évidente, si la doublation des personnes est si farfelue qu’elle nous amène à croire que des choses comme des potagers qui parlent ou des lumières de vélo roulant à l’envers existent, de même qu’elles se dirigent vers le bac à sable de Villa Normandie, Chennevières, Val-de-Marne.
(Lire la suite…)

Solstice

Publié dans Banalités le 03 juillet 2006 | Permalien
le solstice du soleil, ce traitre

Les jours raccourcissent. Passé le solstice. Voilà l’été, factice; on se croyait comme au zénith, c’était le jour le plus long de l’année, la journée la plus éclairée. L’illusion d’un zénith dans notre coeur et notre esprit, en fait. L’illusion que la lumière ne faiblirait plus, que tout avait enfin refleuri et que tout allait rester inondé de couleurs. Que le soleil serait comme le seul protecteur, qu’il garderait le temple d’un renouveau majeur, que ses rayons conserveraient la chaleur retrouvée. Enfin de la lumière, de la lumière d’été. Malheureusement. Il nous brûle, le soleil. Depuis toujours. Au début, il nous a brûlé les yeux. Un jour, il brûlera les ossements d’une humanité naïve. Et quand les années n’existeront plus, le solstice continuera son mouvement pendulaire.

Ce solstice et ce sentiment d’être au mieux, ce solstice ne dure pas, et c’est la nuit qui nous reprend. Peu à peu, sans même que l’on s’en aperçoive. C’est la nuit qui nous repeint, discrètement, notre tête qui se croyait guérie. Guérie par cette lumière qui grandissait de jour en jour, cette lumière à la con qui nous fait oublier que le soleil se fout de notre gueule. Rien à battre de nous. Il reste là, stoïc, sous ses airs de bienfaiteur. On lui sourit, on a envie de tournoyer sous lui dans un champs de fleurs, de se jeter à l’eau et d’ouvrir notre coeur, de se rendre à l’évidence et de se dire que le malheur n’est plus. Erreur. Le soleil est le malheur que personne ne sait.

Lui qui nous manque finit par revenir nous réchauffer, on y croit. Puis il nous brûle mais on l’excuse, sous des prétextes fallacieux: le soleil est bon pour toi et moi; le soleil et sa lumière éblouissent, nous montrent à la vie; le soleil, qui sourit gentiment au-dessus de nos deux visages qui se regardent … foutaises. Le soleil, ce salaud sans humeur, passe et ressasse une orbite égoïste depuis des millénaires, il s’en va puis revient, et nous ne sommes que des microbes. Au solstice c’est là qu’on le voit le plus longtemps, c’est là qu’on s’agenouille devant lui. Alors qu’il ne nous connait même pas. Alors qu’il se contente de passer et repasser. Une lubie peut-être ? Quelle lubie. C’est nous qui lui tournons autour. Lui est planté là, et nous lui tournons autour. Depuis cinq milliards d’années. Lui est planté là, lui git et vit encore là, terré dans le noir. C’est lui qui nous tuera et le sable nous enterrera. Lui continuera de vivre sans nous.

20 mai - 24 mai: séjour et spectacle à l’Usine Hollander

Publié dans Banalités le 25 mai 2006 | Permalien
l'usine hollander à choisy le roi

Je ne sais pas ce que je ressens, je ne sais pas quoi écrire, mais j’ai envie d’écrire ce que je ressens (pas chiant le gars…). Ce que je sais c’est que je garderais au fond de moi le souvenir d’une expérience qui m’a enrichi et touché plus profondément que ce que je n’aurais jamais cru. Je me suis tellement senti bien dans cette petite bulle d’inventivité entre théâtreux que savoir aujourd’hui que tout est terminé me laisse comme dans un grand vide. Je me sens à la fois perdu et en terrain connu, tellement seul et tellement en éveil… Ces quelques jours m’ont suffit pour prendre une torgnolle dans le faciès. J’ai le sentiment d’avoir trouvé une réponse à une question que je ne connaissais même pas et ne connait toujours pas. Et j’ai envie de tout faire pour que cette réponse pleine de fraîcheur qui m’a chamboulé reste le plus longtemps possible en moi. Ma loutre, je me suis senti si bien…

Jeudi 3 Novembre

Publié dans Banalités le 03 novembre 2005 | Permalien
alexis le jeudi 3 novembre

Sept heures dix. Une lueur opaque a envahi la pièce dans une tiédeur douceresse. Un trait fin et lumineux fait tâche dans la pénombre fuyante. Le son braillard du réveil ne m’a encore une fois pas extirpé de mes songes nocturnes et comme à l’accoutumée le son braillard du réveil aura simplement engrangé le processus minutieux du réveil à retardement, ainsi en voie de finition à l’orée de la onzième minute de cette septième heure de cette énième journée de rentrée. Mais une pâte en décide alors autrement. Une pâte molle me cloisonne et me cloue dans ma couette. Une pâte me recouvre, c’est elle qui referme doucement mes paupières et entrave tout mouvement de tout membre de tout mon corps.
(Lire la suite…)