• # Présentation
    (Mars 2007 – Juin 2007)

    Cet album est l’histoire d’un personnage sans nom; l’histoire d’une victime de la forêt
    dans laquelle nous vivons, dont les songes secrets finiront annihilés par la réalité, et
    qui tombera dans le gouffre de son existence devenue si noire et dénuée de tout Espoir.
    Mais c’est là, au pire moment, une fois à terre et au plus bas, près de la fin, proche
    de se faire dévorer par un quelconque marsupial croisant sa carcasse désespérée, qu’une
    corne d’escargot se tendra vers lui; celle d’Hermann Pittschweppes, qui allait alors
    l’aider à se relever en lui faisant découvrir l’Eglise du Babouin Atomique.

    Mais bientôt il se rendra compte de l’indécence de sa nouvelle croyance, il se rendra
    compte du scheiße dans lequel il se sera fait embobiner, embourber et emberlificoter
    par le vil mollusque gastéropode pulmoné. Celui-ci se révèlera en effet être un tyran,
    et l’Eglise du Babouin Atomique se révèlera être une secte cruelle ayant pour seul but
    de profiter de la faiblesse de ses fidèles, en les droguant au paracétamol et en les
    asservissant, pour les transformer en soldats lobotomisés n’ayant foi qu’en Hermann
    Pittschweppes et son Eglise machiavélique.

    Cette vile entreprise devait un jour être contrecarrée; ainsi notre personnage, en
    puisant tout au fond de lui-même, en brisant la mélasse paracétamolique qui l’empêchait
    de voir clair autour de lui, tentera de s’échapper et de se rebeller. Et bientôt, dans
    cet élan inespéré, il fera une rencontre décisive, celle de la grande prêtresse de la
    Loutre, qui lui tendra la menotte pour lui faire découvrir une alternative pleine
    d’Espoir: la foi en la Loutre Sacrée.

    Se laissant faire par la prêtresse et sachant que cette rencontre n’était pas le fruit
    du hasard, il finira par croire en la Loutre en lui donnant sa confiance; celle-ci le
    lui rendra alors au centuple, et lui donnera le pouvoir nécessaire pour subtiliser le
    Déambulateur Intertemporel, cette machine qui, infernale dans les mains d’Hermann
    Pittschweppes, deviendra avec la prêtresse et notre héros l’unique moyen pour eux
    de s’en aller, de fuir hors de cet espace hostile, de s’envoler hors du temps; mais
    ce au prix d’une ultime épreuve.

    Car c’est en effet là, enfin éloignés d’Hermann et si proches du dénouement, qu’ils
    devront affronter la gardienne de l’espace-temps, le Cerbère du continuum: la Vache
    Céleste, qui pète la tempête et fouette les nuages avec sa queue pour empêcher une
    quelconque entrée, interdite, dans le miroir de la réalité, dans l’envers du décor,
    dans ce non-espace et ce non-temps où la liberté absolue existe, ce lieu légendaire
    qui porte un nom: l’Océan de Crème Vanille.

    Nos deux protagonistes, grâce au pouvoir de la Loutre décuplé par la force de l’amour
    les unissant, parviendront finalement à échapper à la vile Vache, et planeront dans la
    Crème Dessert pour toujours, là ou le Ciel et l’Océan se lient, se mêlent et s’aiment
    à l’unisson du bris et de la fonte des glaces qui les avaient jusqu’alors toujours
    entravés dans cette réalité si fade dont ils se seront enfin défaits.

    

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